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De la fleur au fruit

De la fleur au fruit

Au printemps, l’üle Saint Honorat est en fleurs et le vignoble n’y coupe pas, tout comme les champs d’oliviers. ArrĂȘtons-nous sur la fleur de vigne, tout aussi discrĂšte que suivie de prĂšs par les vignerons. 

ÉphĂ©mĂšre fleur de vigne 

 

La fleur de vigne ressemble à une petite grappe de fleurs blanches, aussi appelée inflorescence. Elle rappelle évidemment la forme de la future grappe de raisins.

 

La floraison, trÚs éphémÚre, intervient généralement à la fin du printemps. On a(vait) pour habitude de dire que les fleurs éclosent 100 jours avant le début des vendanges. Avec les changements climatiques qui se vérifient année aprÚs année, la durée tend à se réduire. Parfois, les fleurs sont aussi un peu précoces, comme cette année.

 

C’est une fleur trĂšs discrĂšte, d’autant plus qu’elle n’a pas besoin de dĂ©gager une forte odeur ou des couleurs exubĂ©rantes pour attirer des insectes. En effet, la fleur de vigne est hermaphrodite ; elle s’autopollinise.

 

Une fois autopollinisée, les fleurs se transforment en fruits, qui seront ensuite vendangées. Aussi, la floraison est-elle un bon indicateur du volume de la récolte.

 

De la fleur Ă  la grappe, un chemin semĂ© d’embuches ?

 

Oui, il existe quelques Ă©lĂ©ments perturbateurs. Sinon ce serait trop simple. 

Quels sont-ils ?

 

âžĄïž La pluie, qui peut empĂȘcher les capuchons floraux de s’ouvrir, et donc priver la fleur de ses organes reproductifs.

 

âžĄïž Si la fleur parvient Ă  la phase de fĂ©condation (c’est-Ă -dire la rencontre du pollen et du pistil), elle n’est pas pour autant tirĂ©e d’affaires.  

Explication : au moment de la floraison, les fleurs changent de mode de nutrition. Si jusque-lĂ , la vigne vivait sur ses propres rĂ©serves de carbone et d’azote, on dit qu’à la floraison, elle devient autotrophe ; c’est dĂ©sormais grĂące Ă  la photosynthĂšse qu’elle se nourrit. Si cette transition est dĂ©calĂ©e dans le temps, cela influe sur le bon dĂ©roulement de la fĂ©condation, et de jeunes baies tout juste fĂ©condĂ©es tombent, pas suffisamment nourrie. On appelle cela la coulure.

Il existe des pratiques culturales pour y parer. Par exemple, l’écimage, qui bloque la croissance de la vigne et renvoie les Ă©lĂ©ments nutritifs vers les fleurs.

 

Le fait de recourir Ă  des pratiques culturales fait partie de la philosophie du vignoble de l’Abbaye de LĂ©rins, qui est de continuer Ă  construire et enrichir le vignoble, annĂ©e aprĂšs annĂ©e, dans une dĂ©marche Ă©co responsable. Nous sommes heureux d’y contribuer.