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Le débourrement, une étape clé dans la vie de la vigne

Le débourrement, une étape clé dans la vie de la vigne

De la bourre au débourrement

Le débourrement correspond au moment clé du réveil végétatif de la vigne ; il marque la fin du repos hivernal.

Concrètement, les bourgeons entourés de leurs écailles - la bourre - commencent à pointer le bout de leurs feuilles.

Généralement, cela a lieu avec l’arrivée du printemps. Depuis quelques années, on assiste à un débourrement précoce, aux alentours du 15 mars. 

 

De la chaleur, de la lumière… la vie

Deux conditions clés doivent être réunies pour que la vigne entame son processus de réveil : de la chaleur et de la lumière, les deux en quantité suffisante.

 

Lorsque c’est le cas, les ceps de vignes reprennent leur activité ; les racines recommencent à absorber eau et nutriments dans la terre, la sève circule à nouveau, et finalement, la vigne peut se remettre à se développer et les bourgeons éclore.

 

Une période à risques

Un débourrement qui dure

Plus le débourrement dure, plus il y a un risque d’incohérence au moment de la récolte avec des grappes qui n’arrivent pas à maturité au même moment.

Au contraire, un débourrement rapide (environ 15 jours) assure une maturité homogène aux fruits et donc des vendanges harmonieuses.

Risque de gelées tardives

Lorsque le bourgeon débourre, c’est-à-dire que les feuilles commencent à se déployer, elles sont extrêmement fragiles et toute agression extérieure, telle que les gelées, peut être ravageuse.

Zoom sur les noctuelles

Autre agression que l’on surveille de près : les noctuelles (ou mange-bourgeons), friandes des jeunes bourgeons moelleux, qu’elles vident avant qu’ils n’éclosent. Sur l’île Saint-Honorat elles n’opèrent pas de dégâts significatifs. Nous les laissons donc tranquilles et n’utilisons pas de traitement spécifique.

 

Zoom sur le principe agricole de bénéfice / risque en agriculture

 

Le cas de la noctuelle illustre parfaitement le principe de bénéfice / risque en agriculture, c’est-à-dire la comparaison du risque d’un traitement aves ses éventuels bénéfices.

 

Si nous traitions ces indésirables, nous pourrions sauver quelques rameaux et quelques grappes. Toutefois, nous risquerions aussi l’extinction d’autres « auxiliaires » tels que la coccinelle et la chrysope, qui nous aident à lutter contre d’autres ravageurs plus dangereux pour la récolte. 

 

En accord avec notre volonté de produire des vins issus d’un travail raisonné, les noctuelles sont restées sous observation, mais sans intervention additionnelle, pendant toute la durée du débourrement. 

 

Le processus est maintenant arrivé à son terme. De jeunes feuilles d’un vert cru colorent le vignoble. Un vrai plaisir pour les yeux, que vous pourrez venir admirer à l’occasion de la prochaine journée vignes et vins, le 5 avril.